Entre le 30 Juin 1764 et le 19 Juin 1967, plus d'un centaines d'attaques mortelles et non mortelles ont été recensées dans le Gévaudan. Le Gévaudan est une région au sud de la France qui
correpond au département de la Lozère mais qui également comprend à des parcelles de la Haute-Loire, de l'Ardèche et du Cantal actuels. L'auteur de ces attaques serait alors de nature
animale.
La première victime officielle est une jeune fille âgée de quatorze ans, décédée le 30 Juin 1764 au village de Hubacs (Ardèche). On l'avait retrouvé égorgée. Une de ses semblables connut le
même destin une semaine plus tard. Un garçon de quinze ans avait quasiment été dévoré en Août 1764. A cela s'ajoutaient encore deux jeunes filles, une femme et un garçon. Les crimes étaient
perpétrés dans les bois du Gévaudan. Chacun des victimes avait au moins le coeur dévoré.
Le premier suspect de l'époque était alors les loups. A la différence que les loups s'attaquent généralement au bétail très rarement aux hommes, seulement quand la faim les rend féroces. Inutile
de préciser que les gens de la région ne se sentaient plus en sécurité.
Une quarantaine de dragons arrivèrent à Langogne (Lozère) pour ratisser les bois de fond en comble. Après plusieurs jours passés dans les bois, aucun résultat sur le présupposé loup n'a été
trouvé. Les habitant des contrées furent soulagés. La Bête avait sans doute quitté la région.
Le premier octobre de la même année, une fillette de douze ans fut sauvagement attaquée près de son domicile aux alentours de Saint-Chély-d’Apchier (Lozère). Une semaine plus tard, ce fut le tour
de deux petites filles. La semaine d'après, c'est une jeune femme d'une vingtaine d'années qui rencontre le même sort.
Le gouverneur du Languedoc prit alors des mesures de sécurité. Il interdit aux femmes et enfants de travailler seuls dans les champs. Il décide également de faire des recherches dans les
environs afin d'abattre la Bête. Les villageois et paysans tuèrent plusieurs loups dont aucun ne correspondait au signalement de l'animal meurtrier. Les battues furent interrompues par
l'arrivée de la neige.
Cependant, la Bête échoua dans l'une de ses attaques le 12 Janvier 1765. Aux environs de Villeret-d'Apchier (Lozère), un groupe mené par un jeune homme d'une douzaine d'années du nom d'André
Portefaix s'attaque à la Bête. La principale cible est les yeux. L'Animal fut atteint à la mâchoire, lacha prise et s'enfuit. La population fut soulagée d'apprendre la nouvelle. Mais hélas, ce
calme ne fut que de courte durée. en effet, fin Janvier, la Bête ajouta cinq nouvelles victimes à son "palmarès". Etait-elle rancunière ? Le roi Louis XV promit en récompense 6 000 livres à la
personne qui abattra ce qui fait la terreur du Gévaudan.
Le 7 Février 1765, tous les hommes aptes à manier une arme et en bonne santé partirent vers le Mont-Grand, endroit où l'Animal avait été vu. un groupe de dragons retrouva la Bête et la guida vers
une armée de paysans prêts à l'abattre vers la rivière Truyère. La Bête s'enfuit et atteignit l'autre rive à la nage avant de disparaitre dans les bois.
Elle fut retrouvée une heure plus tard et touchée de plusieurs balles de plomb. La Bête est à terre, puis se relève et repart en boîtant vers la forêt. Tous furent convaincus que la Bête mourrait
de ses blessures. On ne pouvait imaginer un être constitué de chair et de sang survivre à une telle rafale de balles en plomb. Mais leur joie fut bien vite retombée quand on retrouva à peine
vingt-quatre heures après la bataille, le corps d'une jeune fille décapitée dans la neige sans aucune trace autour du lieu.
Dans l'esprit des paysans, la Bête était une créature maléfique envoyée par Satan. Et qu'aucun être humain ne pouvait achever. L'Eglise ajoute son grain de sel en avançant que la Créature est
envoyée par Dieu pour punir les paysans de leurs pêchés. Mars 1765, on releva huit autres morts sur le compte de la Bête.
Les dragons quittèrent les lieux, las de ne pas retrouver la Bête le 7 Avril 1765. Le même jour, une adolescente de dix-sept ans fut tuée, égorgée. A peine deux semaines plus tard, le 30 Avril,
elle fit trois autres victmes. un chasseur la toucha à deux reprise par balle près de Saint-Alban. L'Animal s'échappa en laissant des traces de sang avant de tuer quelques heures plus tard une
quadragénaire.
On murmure timidement que la bête est un lycanthrope. En effet, la Bête devint de plus en plus férose. Elle rodait dans les rues du village et hurlait devant les portes des maisons. De même,
semblait-il qu'elle était bipède.
Durant trois semaines, l'Animal ne fit aucune victime. On commençait à croire qu'elle avait trépassé des blessures causées par le plomb des mousquets. Mais le 19 Mais 1765, une vieille
femme meurt dans les bois de Servilange et sont coeur a été dévoré. dAns le même semaine, le 26 Mai, la Bête d'attaqua également à quatre autres personnes. Le mois de Juin connait le paroxysme de
la terreur des habitants. la Bête rôde autour du village et a frappé plusiseurs fois à proximité des habitations.
En Juillet, le Roi envoya alors une vingtaine de gardes gouvernés par le Maître de la Chasse Royale, un dénommé Monsieur Antoine, pour mettre fin à ce qui terrorrise le Gévaudan peu importe s'ils
doivent périr durant leut tâche. La bête ne fut pas intimidée du tout par la nouvelle et tua sous les fenêtres de la résidence où vivait monsieur Antoine, le Chateau-Besset, une jeune laitière le
9 Août.
Une rumeur se propogea. on murmurait que la Bête était bien un loup-garou. Il s'agirait d'une personne qui se changeait en une créature maléfique et qu'elle avait été capturée. Il s'agissait de
Jean Chastel, un ermite séjournant dans la forêt là où la Bête se cachait. Il avait été fait prisonnier des Maures en Afrique Noire, ce qui lui valut un bouleversement d'ordre physique et mental.
Monsieur Antoine le retrouva et posa quelques questions à Jean Chastel. Ce dernier ne répondit pas et dans un hurlement se jeta sur son interlocuteur. Il fut immobilisé et on le mit en prison
durant plusieurs semaines.
Paraît-il que durant son incarcération, il n'y eut aucune victime de la Bête. Il fut relâché le 1er Septembre. Le lendemain, une nouvelle victime s'ajoutait à la liste de la Bête. Un peu plus
d'une semaine plus tard, on retrouva une jeune fille mutilée. Le 11 Septembre, une muletier périt sous l'action de la Bête puis deux jours plus tard, ce fut le tour d'une enfant d'une douzaine
d'années dont on a retrouvé uniquement les sabots et le bonnet.
Le Mâtre de la Chasse Royale fit venir des chiens de la capitale afin d'organiser une nouvelle battue dans la forêt. Bien qu'il tua un gros loup, tous savaient pertinemment qu'il ne s'agissait
pas de la Bête. Las et déshonoré, il quitte les lieux début novembre, en abandonnant sa mission et n'y revient plus jamais.
En décembre, la Bête refrappa de nouveau, elle attaqua deux bergères et en tua une. Le 10 Décembre, la bête s'attaqua à une auter jeune fille et onze jours plus tard, c'est le tour d'une enfant
de voir ses jours finir sous l'action de la Bête.
La traque se poursuit. Le marquis leva une petite armée de 90 hommes et chaque Dimanche matin, ces derniers inspectent la forêt dans l'espoir de pouvoir enfin abattre la Bête mais chaque
tentative fut vouée à l'échec.
Le 4 Mars 1766, l'Animal s'attaqua à un enfant de neuf ans qui rentrait des vaches de son père et dix jour plus tard, ce fut le tour d'une enfant de huit ans qui périt dans les bois de
Liconese.
Le marquis eut ensuite l'idée d'empoisonner la Bête. Pour cela, il utilisa un fin stratagème. il fit abattre des chiens, puis dissémina du poison afin que la Bête meurût empoisonée. De nombreux
animaux périrent du poison, mais malheureusement la Bête n'en faisait pas partie. Mi-Avril, une enfant est attaquée près de Clavières (Cantal). Quelques semaines plus tard un jeune garçon connait
le même destin.
Aucune autre victime n'a été signalée entre la 4 Juin et la fin du mois d'Août 1766. Peut-être la Bête était-elle lassée de perpétrer tous ces crimes. Ceci dit, entre Septembre 1766 et Mars 1767,
en moyenne une victime par mois fut signalée. L'Animal avait ralenti la cadence. Mais au mois de Mars, la terreur du Gévaudan refrappa et attaqua huit personnes. Le mois suivant, elle attaqua
dans différents villages.
Le 19 juin 1767, une armée obstinée à chasser la bête s'engage dans la forêt. Parmi ses hommes figure Antoine Chastel, le père de Jean Chastel. Ce dernier était retourné se terrer
dans les bois afin d'échapper à la vengeance de ceux qui pensaient qu'il était un loup-garou.
Antoine Chastel s'enfonça dans la forêt jusque dans une clairière en se cramponnant à son arme; un mousquet chargé avec une balle en argent. Il s'assit sur une souche et feuilleta son livre de
prières. Puis, il eut l'impression d'être observé. Il leva la tête avec un sentiment de peur. La Bête était là, en bordure de la clairière, immobile. Ce fut le moment pour Antoine Chastel de
mettre fin à trois années de terreur et de sang dans la région. Chastel referma son livre et le rangea dans sa poche. Sur un genou, il visa son mousquet sur le point vulnérable de la Bête,
derrière la patte avant gauche. Il tira. Une fois la fumée dissipée, l'Animal gît à terre, dans une mare de sang.
Antoine Chastel s'approcha de la Bête prudemment et l'observa. Ce qu'il venait d'abattre possédait bien d'étranges particularités. L'Animal était à peine plus gros qu'un loup mâle.
Cependant, les pattes et la poitrine de la dépouille étaient bien trop épaisses pour qu'il pût s'agir d'un loup. De même, ses pattes étaient de forme allongeait et il remarqua la présence d'une
griffe supplémentaire. Pareillement, la fourrure était rayées de bandes noires et un coeur blanc figurait sur sa poitrine.
Depuis cela, il n'y eut plus aucune victime. Cependant, encore aujourd'hui, certains pensent que cet animal abattu par Chastel n'avait rien à voir avec la Bête. D'autres persistaient à croire
qu'il s'agissait d'un loup-garou. Jean Chastel, quant à lui, fut blanghi de toute accusation concernant l'histoire. Quant à la nature de la Bête, il se pourrait qu'elle ait un côté "humain" de
par sa ruse et certains de ses actes comme le fait parfois de déposer les vêtements à côté des victimes. Peut-être même était-ce un homme qui voulut se faire passer pour un loup-garou et à
l'annonce de la nouvelle sur la mort d'un animal étrange et sur l'arrestation d'un supposé loup-garou arrêta ses massacres, momentanément ou définitivement...
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